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Personnages

Joseph Le Guluche (1849 - 1915)

Parmi les personnalités célèbres de Plourivo, le sculpteur Joseph Le Guluche est certainement le plus mystérieux. En effet, s'il est peu connu des Plourivotains, il l'est beaucoup plus dans le milieu artistique. Depuis plusieurs années, la côte de de ses oeuvres augmente considérablement.

Joseph Le Guluche naît à Plourivo le 20 septembre 1849 d'Alain Le Guluche, ma­rin, et de Marie Lozac'h, filandière. En 1851, la famille Le Guluche s'installe au Havre. En 1876, Joseph travaille pour les établissements Manger à L'Isle Adam (Val d'oise) et la manufacture de terre cuite de Villenauxe-la-Grande (Aube) mais sa production resta anonyme.

 En 1879, il collabore avec Alphonse Hanne, époque où ses figurines apparaissent signées de son nom. Son inspiration est variée : pêcheurs bretons, scènes de la vie des champs, personnages orientaux, allégorie féminine d'inspiration "art nouveau"... Sa collaboration avec Alphonse Hanne marque l'age d'or de ces manufactures.

Ses oeuvres, généralement en mains privées peuvent être admirées au musée d'art et d'Histoire Louis Senlecq à L'Isle Adam.

Marcel Cachin (1869 - 1958)

Gilles Marcel Cachin, fils de gendarme et d'une ménagère plourivotaine, naît à Paimpol le 20 septembre 1869.

Il suit des études de philosophie à l'université de Bordeaux où il suit les cours d'Emile Durkheim. En 1885, il se voit retirer sa bourse d'agrégation en raison de son engagement politique.

Dès 1891, il adhère au Parti Ouvrier Français de Jules Guesde et Paul Lafargue, gendre de Karl Marx. Il participe aux congrès socialistes d'Amsterdam (1904) et de Paris (1905). Jules Guesde crée alors la SFIO que Marcel Cachin rejoint.

Il est élu député de Paris en 1914. A la suite de l'assassinat de Jean Jaures le 31 juillet 1914, il rédige le lendemain l'édito de l'Humanité dans lequel il justifie le ralliement des socialistes français à la politique d'union nationale à la veille de la Première Guerre mondiale. En 1919, analysant les méfaits de cette guerre totale, il s'emploie à dénoncer violemment le traité de Versailles.

En 1920, lors du congrès de Tours, il est l'un des fondateurs du Parti communiste français et fait partie de la majorité approuvant la rupture avec la SFIO. Il adhère alors à la IIIe Internationale.

Marcel Cachin

En 1936 il est l'un des piliers du Front populaire. Il est déchu de ses fonctions politiques en 1940 et mène pendant la guerre une existence clandestine, dans sa maison de Lancerf. En 1941, il est arrété par les allemands puis incarcéré. En 1943, il participe activement à la rédaction de "l'Humanité clandestine".

A la Libération, il reprend ses activités parlementaires jusqu'à sa mort en 1958.

Directeur de L'Humanité (1918-1958), il fut membre du bureau politique du Parti communiste français (1923-1958), député de la Seine de 1914 à 1932 et sénateur de la Seine de 1936 à 1940. Après la guerre il est député doyen de l'Assemblée nationale de 1946 jusqu'à sa mort en 1958 en pleine guerre d'Algérie.

Entre les deux guerres Marcel Cachin avait fait l'acquisition d'une petite maison à Lancerf (donnant sur l'actuelle place Marcel Cachin) où il fit de nombreux séjours.

 

Yann Sohier (1901 - 1935)

Yann Sohier fut insti­tuteur à l'école du bourg de 1929 à sa mort en 1935. Militant de Breiz Atao, il participa à la fondation du Parti Autonomiste Breton.

Yann Sohier fréquente l'école normale de Quimper où il acquiert la conviction que le socialisme est l'outil permettant d'échapper au nivellement jacobin à l'instar de la révolution russe de 1917 qui promettait le paradis des peuples et le respect des différences.

Il fonde son Bulletin Ar Falz (La Faucille) en janvier 1933 et en fait en moins de deux ans le centre de tout un mouvement en faveur du breton à l'école laïque, auquel s'intéressent non seulement ses collègues instituteurs, mais encore des Bretons de toutes professions. Il rédige la plupart des articles sous divers pseudonymes : Yann ar Ruz, Mestr skol bihan, Fañch Divadou, Yann Keryel.

Dans « Ar Falz », les multiples facettes de sa personnalité apparaissent :

inconditionnellement breton, antimilitariste : « nous devons réclamer avec force le droit pour les Bretons de ne pas faire de service militaire hors de Bretagne ou celui de ne pas le faire du tout » ;
antifasciste : « Le fascisme vous menace. Le fascisme, c'est demain la prison pour tous les militants bretons » ;
laïque et anticlérical :  « l'école libre en Bretagne est cléricale et réactionnaire » ;
fasciné par l'URSS : « Pour nous, Bretons et instituteurs, l'exemple des Soviets a une valeur immense » ;
ami de Marchel Cachin, défenseur du prolétariat breton, mais membre du PAB qui rejette « le dogme de la lutte des classes » ;

A ses obsèques célébrées à l'église de Plourivo, assistaient, entre autres, l'abbé Perrot, Herry Caoussin et Ronan Caoussin, Olier Mordrel, Kerlann, Marcel Cachin, Anna Youenou. Le cercueil était recouvert du gwenn ha du. Mordrel sur la demande de madame Sohier, parle au nom de Breiz Atao, en lançant comme conclusion : « la Bretagne aux Bretons ». Il ne sépara jamais, dans son esprit, la lutte pour la langue bretonne de celle pour l’émancipation des classes populaires. Il voulait que le breton soit enseigné dans les écoles du pays.

Son mouvement mis en sommeil pendant la guerre renaitra pour un temps avec Per-Jakes Hélias comme président. Dans les années 70, époque où la langue bretonne retrouve un vif intérêt graçe notamment à Glenmor, Gilles Servat et Alan Stivell, l'association "Ar Falz" crée Skol Vreizh, l'école bretonne, une revue trimestrielle d'abord puis une maison d'édition, afin de créer et publier du matériel pédagogique.

Une plaque commémorative apposée en 1984 sur la façade de la mairie rappelle son engage­ment pour la langue bretonne.

Il est le père de Mona Ozouf, agrégée de philosophie, directrice de recherche au CNRS et spécilaiste de la révolution française, née à Plourivo en 1931. En avril 2009, elle publie son livre "Composition française, une enfance bretonne" dans lequel elle évoque ses souvenirs d'enfance.

 

Jean Ollivier (1925 – 2005)

Yves Ollivier Naît à Plourivo le 14 avril 1925 et décéde à Paris le 30 décembre 2005.

Il fut l’un des scénaristes français de bande dessinée les plus productifs et parmi les plus marquants de sa génération. Il a mené, par ailleurs, une carrière de romancier pour la jeunesse spécialisé dans les récits d’aventures pleins de pirates et de flibustiers. Ces albums sont publiés chez Hachette ou Casterman.

Il publie, dès 1957, dans la collection Rouge et Or. Il est l'un des piliers du journal "Vaillant" continué par "Pif gadget" et scénariste de Docteur Justice, Björn le viking, Ivanhoé, etc.

Il reçoit le prix "Enfance du Monde" en 1960 pour son roman "Deux oiseaux ont disparu" et le Grand Prix de la littérature enfantine en 1961.


La famille Armez (1748 - 1917)


Pendant quatre générations les Armez, seigneurs puis propriétaires du Bourblanc, occupèrent d'éminentes fonctions dans la commune de Plourivo et à la tête du département, ainsi qu'à l'Assemblée Nationale.

Jean Armez (1704 - 1786)


 

Négociant armateur à Paimpol, il fit l'acquisition de la seigneurie du Bourblanc en 1748 ; subdélégué de Paimpol en 1759, il fut à la fin du XVIIIe siècle l'un des plus importants armateurs de la cité.

Sa vie privée considérée comme scandaleuse conduisit son épouse et ses fils à solliciter du Roi une lettre de cachet contre lui ; il fut incarcéré en 1783 au Mont-Saint-Michel où il mourut en 1786.

Nicolas Armez (1754 - 1825)

Nicolas Armez

Fils aîné du précédent, né à Paimpol le 15 avril 1754 dans la maison de commerce familiale place du Martray. Avant la Révolution, il entame une carrière ecclésiastique. Il devient le premier maire de Plourivo en 1790 ; il donne sa démission six mois plus tard après avoir été nommé commissaire du Roi pour la formation du département des Côtes-du-Nord.

Il occupe successivement les fonctions de procureur général syndic (1790-1791) puis de commissaire du directoire départemental (1795-1796), fonctions qui préfigurent celles de préfet. Il abandonne la prêtrise en 1794. Sous le Consulat, il devient président du conseil général (1803-1808) ; puis un représentant éphémère des Côtes-du-Nord à la Chambre pendant les cent jours (mai-juin 1815).

Nicolas Armez quitte ensuite la vie politique, partageant son temps entre Plourivo et Paris. Il meurt à Paris le 27 avril 1825 et est enterré au Père Lachaise.

Louis Marie Armez (1756 – 1843)

Frère cadet de Nicolas ; sa carrière administrative et politique est plus modeste. En 1789 il intègre le "Comité National" de Paimpol qui précède la première municipalité ; puis en 1790 il succède à son frère Nicolas comme maire de Plourivo, jusqu'à la création en 1795 (en application de la Constitution de l'an III) de la municipalité de canton siégeant à Yvias, dont il sera représentant jusqu'à sa dissolution en 1800. Il décède au Bourblanc le 17 janvier 1843.

Charles Armez (1799 – 1882)

Fils du précédent. Il fut maire de Plourivo pendant 39 ans : 1832-1871 et député du département de 1834 à 1848.

Ses opinions, cependant libérales, ne le conduisirent pas au républicanisme.

Louis Armez (1838 - 1917)

Louis Armez Fils du précédent. Né à Paris le 19 août 1838.
Il fut maire de Plourivo pendant 46 ans, de 1871 jusqu'à sa mort en 1917.
élu député de 1876 à 1885, il affiche ses opinions républicaines et vote avec les 363 qui renversent le ministère De Broglie. Tête de liste républicaine, il est battu par les conservateurs monarchistes aux élections de 1885.
Anticlérical, Louis Armez vote la loi de 1904 supprimant les congrégations dans l'enseignement et la loi de 1905 sur la séparation de l'église et de l'état.
Il fut président du Conseil Général des Côtes-du-Nord de 1898 à 1902 et de 1910 à sa mort en 1917.
Député, conseiller général et maire, il eut un rôle très actif dans la construction du 2ème bassin et des écluses du port de Paimpol, et plus encore dans l'arrivée du Chemin de fer en 1894.
Il meurt au Bourblanc le 18 septembre 1917.
Le Président Paul Deschanel prononça son éloge funèbre à la séance du 19 septembre 1917 et rappela les éminents services rendus pendant plus de quarante ans par ce parlementaire au département des Côtes-du-Nord et au pays.
En 1918 Anatole Le Bras écrivit que l'idée républicaine s'était implantée dans les Côtes-du-Nord grâce à Louis Armez.
Mais il est réélu régulièrement de 1889 à 1917 dans la 1ère circonscription des Côtes-du-Nord qui devient un bastion républicain. Au cours de la discussion du budget de la marine de l'exercice 1893, il défendit à la tribune, en qualité de rapporteur, les intérêts du personnel militaire et administratif des établissements coloniaux, et du personnel des agents secondaires de la marine.